Comment survivre au full-remote selon votre personnalité

Nos conseils pour vivre sa meilleure vie en télétravail !

Comment survivre au full-remote selon votre personnalité

Quand vous avez lu ce titre, vous avez peut-être pensé : duh, je suis toujours en vie, j'ai donc DÉJÀ survécu au full-remote, you remember, ce truc que s'appelorio le Covid ?

Alors oui, tout à fait, mais à l'époque :
- on a tout·tes principalement fait comme on a pu et on s'est concentré·es sur le fait de survivre
- on était tous·tes dans le même bateau : pas de réunion hybride avec 50% des gens présents dans la même pièce et les autres connectés en live de leur buanderie
- on savait que ça n'allait pas durer, et donc on n'a pas forcément réfléchi à comment faire rendre le full-télétravail vivable à long-terme

Et donc si, mettons, aujourd'hui,  vous rejoignez une boîte qui est en full-remote, comme par exemple nous chez acracy, ou vous vous lancez en freelance de chez vous, il est possible que de re-passer en télétravail à temps plein soit un petit choc.

Et si ÉNORMÉMENT d'articles ont déjà été écrits à ce sujet, ils se contentent généralement de donner plein de conseils qui s'appliquent très bien à uniquement la personne qui a écrit l'article. Ce qui est un échantillon plutôt limité, quand on y pense. Et donc on a eu envie de faire un article de conseils un peu plus personnalisé. Et pour y parvenir, nous avons fait intervenir notre squad d'ultra-experts du remote, qui faisaient du TT même avant que ça soit cool : nos freelances.

C'est parti pour nos tips pour survivre au remote en fonction de votre personnalité.

Vous êtes : un compartimentaliseur

Pour vous, la séparation entre le travail et la vie personnelle doit être comme un bon joint de salle de bain : étanche, solide, durable. Vous avez besoin de déconnecter pour performer, voire tout simplement pour ne pas péter une durite.

Le mot-clé : SÉPARER.

  • séparer autant que possible son lieu de travail de son lieu de vie et le moment de travail du moment de vie :
    - L'option idéale : avoir un cowork ou un café où travailler. Elia, qui n'est pas freelance mais travaille chez acracy en tant que Chargée de recrutement et matching, précise :
    "Moi perso ce qui marche pour moi c’est bosser de chez moi le moins possible (aller au café ou cowork), sinon j’ai l’impression de vivre au boulot !"
    - L'option intermédiaire : avoir un bureau séparé, ou un endroit dédié. Renée, freelance rédactrice, conseille :
    "Mon premier conseil c'est : ne pas travailler dans sa chambre, même si elle a vue sur la mer (si si). Il n'y a pas d'option café/coworking là ou je suis, donc j'ai bougé... dans le salon (face à un mur blanc, snif). Mais ça fait déjà une sacrée différence." Ah, et un détail qui n'en est pas un, pour Corentin, Account Manager chez acracy : "Travailler dans la pièce la plus lumineuse de son appartement / de sa maison", ça fait toute la différence.
    - option pas le choix : s'il vous est compliqué d'avoir un lieu dédié au travail, créez un SAS symbolique entre la fin du travail et le début de la vie : par exemple, allez faire un tour après avoir fermé votre ordinateur, et avant d'attaquer votre soirée.
  • se fixer des horaires : Annabelle, freelance UI et webdesigner, nous dit : "Déjà c'est réussir à faire de vrais journées (pas terminer à 20h tous les jours), mais c'est assez dur à tenir de mon côté...". Même si vous ne les tenez pas toujours, vous fixer des limites, c'est un moyen de ne pas laisser le travail déborder sans limites sur la vie.
  • séparer son téléphone pro et son téléphone perso : ça peut sembler superflu, et pourtant ça change la vie. Source : moi. Avoir un téléphone dédié au travail permet d'éviter de recevoir une notif/un message d'un de vos clients alors que vous êtes en soirée, et de soudain avoir le cerveau qui replonge tout seul dans le travail. Achievement ultime ? Oser éteindre son téléphone pro le soir et le week-end. Sinon, y'a le mode avion.
  • se créer des routines : elles agissent à la fois comme des rituels qui évitent de penser, et comme des SAS entre la vie et le travail. Annabelle confirme : "Faire du sport ça aide beaucoup, et ce qui encore mieux c'est un sport co (comme ça on est en groupe)." Corentin ajoute : "Profiter d'être à la maison et de ne pas avoir un aller jusqu'au bureau pour faire une activité "d'intérieur" le matin avant d'attaquer sa journée (moi je me lève à 8h, prend ma douche et révise mon piano) - conseil : garder son tel en mode avion pour ne pas être pollué direct au réveil par les tourments du monde et les sollicitations en tout genre".
  • s'habiller pour bosser : on a tous testé de travailler en pyjama durant les confinements. Pour certains, c'était un rêve enfin réalisé. Pour les gens qui ont besoin de compartimenter, bizarrement, ça crée un mélange étrange et pas très efficace. Vous habiller en tenue de travail, même si c'est pour être face à un écran, eh bien, ça aide à se sentir pro.

Vous êtes : un mixeur

Non, pas un mixeur plongeant : vous êtes de ces gens pour qui le travail déborde sur la vie, la vie sur le travail. La séparation pro-perso n'a pas trop de sens pour vous, et vous kiffez ça.

  • se créer le meilleur cadre de vie : si la vie et le travail sont mêlés, autant rendre les deux appréciables. Si c'est possible pour vous, définissez quel serait le meilleur cadre pour profiter à 100%, et foncez. Ou si c'est compliqué de déménager à la campagne, créez des occasions de travailler d'endroits cools.
  • s'écouter : Ecoutez-vous, et comprenez ce qui marche pour vous. Peut-être que ça change souvent. Suivez vos intuitions. Morgan, freelance concepteur-rédacteur, recommande : "Et bien ma recette du "bonheur", c'est d'écouter mes envies. Je n'ai pas de règle pour savoir où bosser: pas de lieu compartimenté, pas de coworking dédié, rien de défini. Juste des envies: bosser assis à ma table, vautré dans le hamac dans le jardin, au bord de l'eau sur une plage, dans un des 4 cafés sympas où bosser dans ma ville, ou pas bosser du tout. Et c'est pareil pour savoir quand bosser: le matin au réveil, en fin de journée pour profiter de l'après-midi, le soir car rien à la télé, en semaine ou en week-end, peu importe (je ne sais à peu près jamais quel jour de la semaine on est depuis cette vie en freelance de toute façon)."
  • ne pas écouter les autres : tout le monde partage ses techniques super-pointues, et rien ne marche pour vous ? Ignorez-les avec délectation et sans aucune culpabilité. Antoine, freelance Directeur Artistique, résume : "Pour moi le "secret" c'est d'avoir arrêté de chercher un "secret" justement, et de juste pas en avoir et écouter un peu mes envies et instinct du moment. Du coup, comme Morgan (la baraque et le jardin en moins)."

Vous êtes : un socialiseur

Pendant les confinements, vous avez cru dépérir. Le contact humain, c'est votre fuel. L'autre mot pour vous décrire, c'est "extraverti·e". Le full-remote, sur le papier, pour vous c'est la muerte. Ne vous inquiétez pas, il y a des techniques pour ça.

  • créer du lien en digital : les interactions sur internet sont de vraies interactions, contrairement à ce que croient nos mamies. Si vous ne faites pas partie d'une boîte, il y a d'autres façons d'échanger : Emie, freelance DA et graphiste, conseille "pour ceux en manque de "collègues" à cause du remote : rejoindre des collectifs de designer/freelance sur Slack ou Discord et discuter au quotidien avec eux permet de retrouver l'aspect social qui peut manquer à certain avec le full remote"
  • faire des trucs à côté : on n'est pas sur le scoop de l'année, mais parfois, si on ne se donne pas un petit coup de pouce, on a tendance à ne pas avoir le courage de sortir de chez soi, après pourtant une journée passée à bosser de chez soi. Et pourtant, c'est vital. Jeremy, qui est dev front-end chez acracy, partage sa sagesse : "Pour décompresser je vais dès que possible au surf, ou au bar quand il n’y avait pas de surf, boire un coup, parler d’autre chose. Car sinon la maison ça devient le bureau. J’entends qu’on ne peut pas aller surfer à Paris par exemple, donc je conseille d’aller tous les jours au bar."
    N'oublions évidemment pas que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, modération tout ça.
  • déjeuner avec des gens : Corentin, d'acracy, recommande fortement de "Faire des dèj avec des gens dehors le midi pour couper dans sa journée, et voir des personnes EN VRAI". Le seul point négatif : si vous déjeunez avec vos potes qui bossent en présentiel, ça va être à vous de faire le trajet, on prévient.
  • allez dans des endroits où y'a des gens : même si vous ne leur parlez pas, être entouré·e de gens, ça peut faire un bien fou. Magali, Business Director chez acracy, confirme : "Même si pour certains c’est idéal d’être chez eux, moi je sais que j’ai juste besoin d’être dans un lieu autre, dans lequel il y a des gens qui bossent autour de moi. Ça me stimule juste comme ça."
  • bosser avec des potes/connaissances : vous n'avez pas de collègue sous la main ? Rien ne vous empêche d'organiser des sessions de cowork avec des potes, ou dans la boîte de gens que vous connaissez. En plus, ça peut aider quand on a besoin de ping-ponger avec quelqu'un.

Les conseils pour TOUT LE MONDE

Oui parce qu'on est peut-être tout·tes différent·es, mais il y a quatre choses sur lesquelles TOUT LE MONDE parmi notre squad d'expert·es a été unanime :

  • bien utiliser la musique : ça, tous nos freelances sont d'accord, la musique pour se concentrer/se couper du monde/se mettre en mode "travail", c'est la vie. Laurent, freelance expert en stratégies de contenu, nous livre en prime son secret : "Lorsqu’un boulot demande écriture et concentration, je mets un casque avec brain.fm, dont les morceaux sont supposés avoir des attributs cognitifs qui font que tu restes concentré. Alors le temps passe plus facilement et j’augmente ma productivité."
  • faire des pauses :  Magali, de chez acracy, est intransigeante sur le sujet. Je peux en témoigner, car parfois elle nous ORDONNE de fermer nos ordis et de lever nos fesses. Et pas seulement à midi : "le risque c’est toujours de pas s’accorder de vrai temps mort autre que le dej, loin de l’ordi. Il faut s’aérer, aller marcher même juste 10mn pour se sentir bien dans ses jambes et son dos aussi."
  • avoir un chien : enfin non, on ne vous dit pas qu'il faut OBLIGATOIREMENT avoir un chien, mais les possesseurs de toutous dans la communauté nous disent tous à quel point être obligé de sortir est une bénédiction. Jeremy, qui lui a un chien (Tiari, qui est EXTRÊMEMENT mignon), confirme : "Et j’ai mon chien à promener sinon il est relou : donc ça me force à sortir dans la journée 5-10min le matin et le soir. Ça fait prendre l’air." Ilan, freelance multi-casquettes couteau-suisse, lui-même maître de l'ADORABLE chienne Malone, recommande aussi "les sorties régulières (particulièrement avec le toutou au parc ou en forêt)".
  • ne pas oublier de se faire du bien : une vie bien ordonnée et une productivité au top , c'est cool, mais, pris·es par la culpabilité, on en oublie parfois de profiter de ce que le remote permet en termes de kif. Comme dit Camille, freelance conceptrice-rédactrice : "Le plus gros piège que je trouve jusqu'à présent c'est de se dire "tiens je vais faire une pause, ah bin je vais étendre la lessive". Désormais je m'oblige à me dire "tiens je vais faire une pause, ah ben je vais faire un truc qui me fait plaisir"." Ilan confirme : "privilégier des activités qui remplissent le coeur à chaque fois que je suis tenté de scroller sur mon smartphone (caresser le toutou, envoyer des mots gentils aux gens qui comptent, chanter, brancher le piano...).".

Et après ce master-pavé rempli de bonnes idées, on laisse le mot de la fin à Ilan et à sa sagesse : "Ce qui est cool quand on bosse en full-remote ou quasi, c'est qu'on se rend vite compte de tous les petits détails qui améliore sa santé mentale. Être seul avec soi-même ça vous met en pleine face tout ce qui doit changer/être modifié.".
YES !
Bon remote à vous !